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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 11:05


Salut tout l'monde... une bonne dose de cortisone...
et ça repart...come en 40 !!

micheton 007 repart au charbon...
vidéo "lorant deutsch" très sympathique !!
message personnel d'un mec bien...



moi aussi j'ai un message personnel à passer à ma miche dorée...
...je t'aime...heu...veux-tu m'épouser miche dorée...?? !!




Vidéo  "patrick fiori je suis corse et
marseillais ça s'entends non... ?? !!
quand les stars laissent des messages perso aux fans !!




                    aux éditions robert laffont...

Françoise hardy est arrivée au virgin mégastore des champs élysées
toute en blanc...pour sa séance de dédicace lors de la sortie de son
auto biographie intitulée: "le désespoir des singes" !!

vidéo "françoise hardy" dédicace... au naturel !!


Bio d'une chanteuse romantique !!

Quand on la voit, sur les pellicules des années 60, en pull, le V porté à l’envers, en mini-robe de chez Courrèges, sur les photos de Jean-Marie Périer, ou maintenant, toujours aussi belle avec ses cheveux blancs, quand on sait qu’elle a dû repousser les avances de nombreux chanteurs de la vague pop, et que Dylan, Jagger ou Bowie ont déclaré être épris d’elle, on a du mal à imaginer la princesse voyant un crapaud dans le reflet du miroir. Pourtant, Françoise Hardy a longtemps été convaincue d’être un vilain petit canard. De là, de son traumatisme d’enfance, vient peut-être sa timidité. Ses airs réservés vont servir sa musique, ses chansons douces et nostalgiques qui ne paraissent que sincérité. La couverture de magazine naît le 17 janvier 1944, à Paris, sous le signe du Capricorne. Françoise est élevée par sa mère, avec sa sœur cadette, dans un appartement parisien. Son père n’est pas à leurs côtés et ne verse pas souvent sa pension alimentaire. Françoise vit en cercle fermé, entre sa sœur, sa mère et ses grands-parents maternels. Sa grand-mère est, selon les confessions de l’artiste, de nature envahissante et castratrice. Si l’astrologie peut, selon Françoise Hardy, expliquer les traits d’une personnalité, la psychologie peut aussi expliquer son manque de confiance en elle. Avec des réflexions permanentes, mais surtout désagréables, Françoise Hardy se met à se regarder avec les yeux méchants de son aïeule. Dans son institution religieuse, l’adolescente pieuse et studieuse pourrait s’épanouir, mais ses longues jambes et sa maigreur lui renvoient sa grand-mère en échos. De Paul Anka, à Charles Trenet, en passant par les opérettes de Georges Guétary, elle écoute et chante dans sa chambre toutes ses idoles. Dans la littérature, l’écriture, la musique ou les vacances, la fille solitaire trouve sa porte sur l’évasion. En 1961, pour fêter la réussite de son bac, elle reçoit une guitare. Françoise peut alors se mettre aux mélodies. Mais Françoise Hardy doit d’abord se mettre aux sciences politiques. Elle fait plaisir à sa mère, mais finit par suivre des études de lettres, à la Sorbonne. En 61, elle rejoint aussi le Petit Conservatoire de la chanson de Mireille où elle prend des cours de chant. Quand elle apprend dans les journaux qu’une maison de disques recherche de jeunes chanteurs ou chanteuses, elle part se présenter à l’audition. Elle n’est pas retenue, mais réussit tout de même à signer, en 1961, un contrat chez Vogue. En avril 1962, la nouvelle signature de Vogue enregistre quatre titres pour son premier 45 tours. Sur les quatre morceaux, elle en signe trois, notamment l’indémodable « Tous les garçons et les filles ». Ce titre, signé FH, plaît beaucoup à Daniel Filipacchi, présentateur, à l’époque, de la célèbre émission radio d’Europe 1 : « Salut les Copains ». Les filles et les garçons de son âge vont se l’arracher, bien au-delà de la France, à plus de deux millions d’exemplaires. En quelques mois, la chanteuse à la voix douce et fragile, à la beauté anguleuse, devient une nouvelle idole des yéyés. « Tous les garçons et les filles » poursuit sa renommée en devenant le titre du premier album de Françoise Hardy, une compilation de ses morceaux. L’émission culte d’Europe 1 a son magazine. Lors d’une séance de prises de vue, Françoise fait la connaissance du photographe Jean-Marie Périer. Entre celui qui connaît toutes les ficelles du métier et la chanteuse débutante, une histoire d’amour va débuter. Grâce à son amoureux, Françoise Hardy, qui ne prête, en réaction à son enfance, que peu d’importance à son apparence, va devenir une véritable égérie. Jean-Marie Périer, qui a le sens de l’esthétique et un goût sûr en matière avant-gardisme, va mettre en valeur ses atouts et la transformer en femme à l’allure moderne, en courant à suivre. En 1963, la belle, qui attire la presse, arrive à l’honorable cinquième place, en représentante de la principauté de Monaco, au concours de l’Eurovision avec « L’amour s’en va ». La même année, caméra et réalisateur s’intéressent à sa télégénie. Roger Vadim lui propose de jouer dans l’adaptation du roman de Françoise Sagan : « Château en Suède ». Année chargée puisque celle à qui l’on reconnaît des talents d’actrice sort « Le 1er bonheur du jour » et signe un contrat pour se produire à l’Olympia, en première partie de Richard Anthony. Elle connaît le succès et part en tournée. En 1964, elle sort son troisième album, « Mon amie la rose ». Le titre du même nom, plein de mélancolie et de philosophie sur le temps qui passe et la vulnérabilité de l’homme, repris et orientalisé par Natacha Atlas, en 1999, est aussi signé FH. Très en Vogue, Françoise Hardy a du mal à assumer son image de vedette. Mais son élégance, un peu distante, quelque peu mystérieuse, va la mettre encore davantage en avant. Son physique, très éloigné du vilain petit canard de son enfance, et sa silhouette longiligne, moderne, attire les couturiers qui veulent voir sur elle leurs créations. Courrèges, Paco Rabanne, et même Chanel et Yves Saint-Laurent, viennent vers elle, avec leurs vêtements. En 1965, celle qui côtoie les Beatles, Mick Jagger et beaucoup d’autres stars de la pop-music par l’intermédiaire de Jean-Marie Périer sort « Ce petit cœur » et chante, habillée par Courrèges et Paco Rabanne, au « Savoy Hôtel » de Londres devant toutes les célébrités de la capitale anglaise. En 1966, Françoise, qui continue le cinéma, est la partenaire d’un autre chanteur, Yves Montand, dans « Grand Prix », de John Frankenheimer. La Française intéresse les Américains : Warner Bros propose à Vogue de distribuer les disques de Françoise Hardy et Bob Dylan profite de son passage à l’Olympia pour faire preuve d’insistance et la rencontrer. Celle qui intéresse anglais et américains sort, la même année, un album dans la langue des Beatles et d’Elvis Presley : « Françoise Hardy In English ». Toujours en tournée, toujours incitée à travailler par le consciencieux Jean-Marie Périer, la relation entre les deux amoureux se dégrade.

1967,
l’année de « Ma jeunesse fout l’camp », est l’année de la rupture entre eux deux. Il ne lui reste plus qu’à faire « Des ronds dans l’eau » et à chanter Brassens et Aragon ou « Il n’y a pas d’amour heureux ». Mais elle crée aussi son propre label : Asparagus. Françoise Hardy, en répondant ainsi au sobriquet de Philippe Bouvard, montre qu’elle peut, malgré ses airs distants et réservés, faire preuve d’humour. « L’endive du twist » se change en asperge et séduit Jacques Dutronc, l’idole des jeunes filles. Fatiguée de passer sa vie sur scène, Françoise Hardy décide de se produire, en 1968, pour sa dernière représentation, au « Savoy Hôtel » et sort « Comment te dire adieu », où elle reprend « Suzanne », le classique de Leonard Cohen, et chante Serge Gainsbourg.

En 1971,
après son procès avec Vogue et la cessation d’activité de son propre label, Françoise Hardy sort « La question ». Collaborant pour ce disque avec Tuca, musicienne brésilienne, Françoise Hardy n’écoute plus que ses envies.

En 1973,
« Message personnel », enregistré sous la direction de Michel Berger, sort. Le titre de l’album devient un standard du répertoire de Françoise Hardy. Celle qui a quitté la scène, pour se contenter des ondes, peut se consacrer à la maternité. En 1973, elle donne naissance à Thomas. Pour s’occuper de son fils, le jean-basket devient sa tenue fétiche.

En 74, malgré le jeune âge de son fils, elle sort « Entracte », un album conçu avec son amie Catherine Lara.

En 1978,
elle chante « J’écoute de la musique saoule ». Ce titre sent la patte de Michel Jonasz, et la « Musique saoule » « à rouler par terre » met de l’humour dans les cœurs séparés, les mélodies romantiques et les relations à distance. Françoise Hardy chante aussi le « Brouillard dans la rue Corvisart » avec Jacques Dutronc, le père de son fils.

En 1981,
« A suivre » contient deux titres de Jean-Claude Vannier – « L’amour c’est trop fort », « Sentimentale » - et un de Jean-Pierre Bourtayre et Etienne Roda-Gil – « Villégiature ». L’année suivante, elle retrouve le Serge Gainsbourg des prétextes, des kleenex et des réflexes : après « Comment te dire adieu », Françoise Hardy interprète « Ces petits riens ». Alain Souchon collabore aussi avec la belle et lui écrit trois chansons : « Quelqu’un qui s’en va », « Tirez pas sur l’ambulance » et « C’est bien moi ».

En 88,
la jeunesse est encore loin de foutre le camp : Etienne Daho, avec William Sheller ou Dutronc, vient participer à la compo des chansons de « Décalages ».

En 1993,
toujours aussi convoitée, toujours aussi admirée, elle chante en duo avec Blur et signe chez Virgin France.

En 95,
elle sort « Le danger ».

en 2000,
Avec Iggy Pop,elle en prend un. Mais leur duo – I’ll be seeing you » - est une charmante surprise. Dans « Clair obscur », on trouve aussi des reprises et Françoise et Jacques dans « Puisque vous partez en voyage ».

En 2002,
soixante-quatorze de ses chansons sont remasterisées dans « Messages personnels ». Sa vie, c’est tant de belles choses. Notamment la rencontre de Benjamin Biolay et d’une jeune génération qui la découvre, ou redécouvre. « Tant de belles choses », c’est un album fait avec la complicité de son fils Thomas, mais aussi avec celle de Biolay, de Perry Blake ou de Jacno qui berce dans des sons actuels son intimité des années 70.
2008
Françoise hardy sort son auto biographie, "le désespoir des singes".

 
françoise... hier


françoise...aujourd'hui

Vidéo "tous les garçons et les filles"...
le méga tube inoubliable !!


Extrait du livre "le désespoir des singes"
de Françoise aux éditions robert laffont !!

Je suis née pendant une alerte, le 17 janvier 1944, vers vingt et une heures trente, à la clinique Marie-Louise, en haut de la rue des Martyrs1, dans le IXe arrondissement de Paris, où, quelques mois plus tôt, un certain Jean-Philippe Smet avait vu le jour. Ma mère a souvent raconté que j'avais pleuré chaque nuit du premier mois de ma vie, mais qu'elle n'était jamais venue. Au bout d'un mois, se vantait-elle, fière de n'avoir pas cédé à ce qu'elle prenait pour un caprice, j'avais compris et ne pleurais plus. Je pense aujourd'hui que j'avais compris que plus vous appelez, moins on vient, qu'il faut ravaler ses larmes et ne rien demander à personne. Comment en vouloir à ma mère ? Elle n'avait que vingt-trois ans et croyait bien faire. Elle croyait sans doute bien faire aussi en cédant à son désir d'enfant, exacerbé par un avortement récent, alors qu'elle n'était même pas amoureuse de mon père, un homme marié, qui jouissait d'une situation sociale très supérieure à la sienne. Sans doute en avait-elle déduit qu'il ferait un bon père, au moins capable d'assurer le confort matériel de sa progéniture. Leur rencontre fut aussi banale que pittoresque. La beauté exceptionnelle de ma mère attirait d'autant plus les regards qu'elle mesurait un mètre soixante-dix-huit, ce qui, dans les années quarante, était peu courant. Subjugué à la seconde même où il l'aperçut dans la rue, mon père entreprit de la suivre et ma mère, qui l'avait vite repéré, s'amusa à le faire marcher dans tous les sens du terme en l'emmenant d'un pas martial de la gare Saint-Lazare à la gare du Nord. Au bout d'une heure, elle ne put s'empêcher de rire devant sa constance et c'est ainsi que la glace fut rompue. Mais que de disparités entre eux ! L'âge d'abord : vingt ans de différence. Le milieu social ensuite : grande famille bourgeoise originaire de Normandie et sise à Blois du côté de mon père qui dirigeait une entreprise de machines à calculer et dont les frères - amiral, père jésuite2, médecin, éditeur-imprimeur... - avaient fait des études et reçu une formation musicale. Ma mère était, quant à elle, la troisième et dernière fille de petits employés de banque qui ne lisaient que le journal et maîtrisaient mal la langue française. Ils habitaient rue du Tilleul à Aulnay-sous-Bois, dans un modeste pavillon en meulière entouré d'un jardin où ils avaient élevé leurs trois filles en tirant le diable par la queue. Trop en chair, l'aînée, Suzanne, se maria avec le premier qui voulut d'elle, Louis, un ouvrier fraiseur qu'elle suivit au Blanc-Mesnil où ils firent neuf enfants coup sur coup, en ayant à peine de quoi les nourrir. De constitution plus fragile, Marie-Louise contracta la tuberculose à une époque où cette maladie se soignait mal et faisait de vous un pestiféré. Venue à Paris pour vivre sa vocation d'artiste peintre, elle adhéra au parti communiste et, malgré les intempéries et les crachements de sang, distribua L'Humanité chaque dimanche à la sortie des églises, le catholicisme étriqué de sa mère n'étant sans doute pas étranger à la radicalité d'un idéal politique qu'à aucun moment elle ne remettrait en cause. Après avoir obtenu son brevet, la cadette, Madeleine, chercha tout de suite un travail dans la capitale, en partie pour se dégager à son tour d'un environnement familial étouffant. Le décalage le plus important entre mes parents concernait cependant les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Mon père était fou amoureux - le démon de midi, peut-être -, alors que ma mère se sentait seulement flattée qu'un homme de sa condition s'intéresse à elle. Il faut dire qu'elle n'avait pas reçu beaucoup d'affection de la part de sa propre mère qui, n'ayant ni sa beauté ni son allure, ne se reconnaissait pas en elle et lui lançait à longueur de temps des piques aussi agréables à entendre que « Pour qui elle se prend celle-là ? D'où elle sort ? »... Il n'en avait pas fallu davantage pour que ma mère finisse par se croire sortie d'une cuisse plus jupitérienne que celle de cette femme méprisante à qui elle ressemblait si peu et se construise une personnalité dont l'individualisme, l'indépendance, l'orgueil constituaient les traits dominants et masquaient une terrible béance affective. Peu avant son décès, survenu en 1991, elle me confierait qu'elle craignait d'autant moins la mort qu'elle l'avait appelée de ses vœux dès son plus jeune âge. La hargne de ma grand-mère visait également la gent masculine. À l'entendre, tous les hommes étaient des salauds qui ne cherchaient qu'à coucher avec les jeunes femmes. C'était d'autant plus paradoxal qu'après avoir été renvoyée du couvent par une mère supérieure qui n'avait pas décelé chez elle la moindre trace de vocation religieuse (« Mariez-vous ma fille », lui recommanda-t-elle), Jeanne Milot épousa Alexandre Hardy, un homme suffisamment « pur » et honnête à ses yeux, qui ne la tromperait jamais. Amoureux transi de cette rousse plantureuse qui allait s'avérer égocentrique, bornée, frigide et castratrice, mon grand-père se ferait continuellement rabrouer, en particulier chaque fois qu'il aurait pour elle des attentions touchantes de maladresse. Il finirait par se réfugier dans un mutisme total, ne se souciant plus que de son poulailler et de son jardin, tout en compensant ses frustrations par la lecture d'Intimité et de Nous deux. À sa décharge, ma grand-mère était orpheline de mère et avait, toute petite, été mise en pension par un père dépassé qui resterait l'unique personne à qui elle ait tenu et qu'elle appellerait jusqu'à la fin de sa vie « mon papa à moi ». Mon grand-père m'adressa la parole une seule fois, en 1962, quand je fus brusquement propulsée sur le devant de la scène. Au moment où je partais, sur le pas de la porte du petit pavillon construit de ses mains, il me demanda soudain : « Es-tu heureuse au moins ? » Je ne devais plus revenir à Aulnay et j'ai du mal à contenir mon émotion quand j'en parle. Que de tendresse dans ces simples mots ! Et comme il était étrange de les entendre dans la bouche d'un homme qui avait dû taire ses sentiments depuis si longtemps qu'il semblait devenu indifférent à tout ! Lorsque, malgré elle, ma mère tomba à nouveau enceinte, à l'automne 1944, mon père rejeta catégoriquement la perspective d'un autre enfant, que la difficulté des temps et l'irrégularité de leur situation n'encourageaient guère. Après avoir pesé le pour et le contre, elle décida cependant de le garder. Michèle naquit le 23 juillet 1945 et ma mère, qui travaillait à mi-temps en tant qu'aide-comptable et peinait à joindre les deux bouts, la confia tout bébé à ma grand-mère. De là naquit une complicité entre elles deux dont je fis les frais. Dont, à la réflexion, nous fîmes toutes deux les frais. Ma mère n'a jamais pu passer une seule nuit avec un homme. Elle évoquerait sa frigidité une seule fois, avant de mourir, sans être en mesure de la connecter à la façon dont elle avait dû se blinder pour pallier ses manques affectifs. Un soir où mon père avait été surpris par le couvre-feu en vigueur pendant l'Occupation, il vint frapper à la porte du deux pièces qu'il louait pour elle au 24 de la rue d'Aumale et elle refusa de l'héberger. Mais, se justifiait-elle, dès lors qu'elle avait eu des enfants avec lui, elle considérait leur lien comme indéfectible. Aussi tomba-t-elle de haut quand, au bout de quatre ans du traitement peu gratifiant qu'elle lui infligeait, elle découvrit que le père de ses enfants la trompait. Au prix de quelles ruses réussit-elle à rencontrer sa rivale pour lui montrer une photo de leurs deux petites filles ? Celle-ci fut si indignée qu'elle rompit aussitôt avec mon père, lequel prit définitivement ma mère en grippe. Ils ne se parlèrent plus qu'au téléphone et sur le mode du vouvoiement. * * * Ma sœur et moi vécûmes une enfance et une adolescence en vase clos entre la maison d'Aulnay et le petit appartement du IXe arrondissement où ma mère ne recevait personne : tout au plus un amoureux éconduit, Jean Isorni, frère du célèbre avocat, puis, beaucoup plus souvent, à partir des années cinquante, Gilbert von Giannellia, un baron autrichien qui travaillait à l'OCDE et passait son temps libre aux courses hippiques où il perdait jusqu'à son dernier centime. Il fut probablement le seul homme dont ma mère ait été amoureuse et elle si belle, si fière, je la surprenais souvent en larmes au téléphone à cause de lui qui la mettait en devoir de l'aider financièrement alors qu'elle n'avait pas un sou. Je voyais donc d'un mauvais œil ce monsieur dont elle avait fait le parrain de ma sœur et qui tentait vainement d'obtenir mes bonnes grâces en m'affublant du détestable surnom de « Framboise ». À mon intense soulagement, ils ne vécurent jamais ensemble. Je vouais à ma mère une passion d'autant plus exclusive qu'il n'y avait qu'elle à aimer et que j'étais la première personne pour qui elle éprouvait des sentiments profonds. Ma sœur m'inspirait d'autant moins la tendresse suscitée en principe par plus petit que soi, que j'aspirais confusément à avoir notre mère pour moi seule et fus mise beaucoup trop tôt devant mes responsabilités et devoirs contraignants d'aînée alors que notre différence d'âge était à peine d'un an et demi. Par la suite, le fossé allait se creuser entre Michèle, qui faisait sortir ma mère de ses gonds en lui désobéissant systématiquement, et moi, triste incarnation de l'ordre et de la discipline, qu'elle faisait tourner en bourrique. Autour de sa vingtième année, elle me confierait qu'elle n'avait jamais ressenti autre chose que de la crainte pour notre mère dont, en effet, l'inflexibilité en effrayait plus d'un et qui, des décennies plus tard, m'avouerait de son côté ne s'être jamais-sentie d'atomes crochus avec sa fille cadette.

Vidéo "françoise dit sa vérité" chez ruquier !!



Vidéo " message très personnel" de
françoise hardy !!
Je trouve cette chanson magnifique...on se demande si
michel berger n'avait pas un peu ...beaucoup le béguin pour françoise !!









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Published by miki surf
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commentaires

PG 30/12/2008 15:04

Je ne sais pas qui est " touffe de frittes "...:-)
je reste donc sur ma faim quant à ton âge...

miki surf 31/12/2008 10:21


touffe de frittes est le râleur anti star de service que j'ai créée afin de répondre aux stars nombrilistes il se trouve qu'il est ado mais très mature moi sa maman suis doublement plus âgée tu
fais le compte...
kiss and love
miki surf


PG 30/12/2008 15:04

Je ne sais pas qui est " touffe de frittes "...:-)
je reste donc sur ma faim quant à ton âge...

PG 29/12/2008 17:54

merci d'avoir publié ces images et ces mots sur Françoise Hardy qui est , de loin, ma chanteuse préférée depuis toujours...pour sa mélancolie, son écriture, sa beauté, son talent, son intégrité, ses audaces...etc...

Quel age as-tu ? tu es jeune sûrement...ça me fascine et m'enchante que des gens jeunes découvrent et aiment Françoise...
Bye..

miki surf 30/12/2008 11:38


jeune je le serais toute ma vie...mais touffe de frittes est plus jeune que moi !!
miki surf